L’éducation proprement dite commence vers sept ans, âge où l’enfant est envoyé à l’école. Jusque-là, on parle surtout d’« élevage ». L’enfant reste à la maison où il est sous le contrôle des femmes, sa mère d’abord, sa nourrice ensuite dans les milieux aisés. Puis on passe à l’éducation collective, qui se fait chez un maître privé. L’enfant est conduit à l’école et ramené à la maison par un serviteur, le pédagogue. Ce dernier, qui doit assurer la sécurité de l’enfant, a aussi un rôle moral en contrôlant ses fréquentations. Il est aussi chargé de faire apprendre les leçons à l’enfant. Les locaux eux-mêmes sont simples et peu ou pas meublés. Le métier de maître d’école est resté pendant toute l’Antiquité un métier humble, mal payé et souvent méprisé. Il ne réclame aucune qualification spéciale, aucune formation. On apprend à lire, ce qui suppose l’apprentissage de l’alphabet, et la constitution des syllabes et des mots. Les textes se trouvent habituellement dans des anthologies. On apprend à réciter, à écrire et à compter. On utilise des tablettes de ois, quelquefois recouvertes de cire, ainsi probablement que des fragments de papyrus.