Cadres inhumains au XIXe siècle ...
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Cadres inhumains ...

Même dans l'industrie textile, il est fréquent qu'un ouvrier se fasse prendre le doigt dans l'engrenage, surtout lorsqu'il graisse la machine; si la chose se produit, pour obtenir une indemnité, il faut qu'il prouve qu'il a subi un dommage, que le patron a commis une faute, et que le dommage subi est la conséquence de la faute commise. Combien peuvent y parvenir? A Montceau-les-Mines, en dix ans, on compte 150 morts pour une extraction de 2 750 000tonnes de houille; en cinq ans, à la carrière  des Petits Carreaux de Trélazé, 40 morts et 82 blessés.
Souvent le travailleur est obligé de se loger à plusieurs kilomètres du lieu de son travail. A une époque où il n'existe que peu de transports en commun et où la bicyclette n'a pas été inventée, c'est une fatigue supplémentaire que cette route à parcourir par tous les temps, matin et soir. Sous la monarchie de Juillet, des journées de quinze heures ou quinze heures et demie de présence à l'usine, entrecoupées de brefs repas, se trouvent ainsi allongées d'une heure de marche le matin, et d'autant le soir. Que reste-t-il pour le sommeil ?
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Les ouvriers au 19e siècle