stalingrad



Stalingrad,
la guerre
des rats
L'espérance de vie était de quelques heures. Aux mieux de quelques jours…
Certes, la bataille épouvantable et sans merci qui se livrait à Stalingrad peut se comparer à celle, également sanglante,
livrée par Falkenhayn à Verdun. Cependant, à Verdun, les adversaires se voyaient rarement l'un l'autre, face à face. Ils étaient
écrasés sous les tirs innombrables de l'artillerie ou bien fauchés par des rafales de mitrailleuses tirant à grande distance.
A Stalingrad, chaque combat, déjà distinct de celui qui se livrait à côté, se décomposait en une série d'actions individuelles isolées. Les soldats pouvaient se maudire et s'injurier à travers la rue ; souvent, ils percevaient leur souffle haletant derrière une cloison pendant qu'ils rechargeaient leurs armes ; de véritables duels s'achevaient en corps à corps, dans une demi-obscurité de fumée
et de poussière de brique, avec des couteaux et des pioches, avec des barres de fer arrachées aux décombres et des pièces d'aciers tordues.

Début de l'histoire