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Grande Armée
Prise de Tobrouk par Rommel en juin 1942...
Churchill se trouvait à Washington quand la bombe de la chute de Tobrouk éclata. Par un humiliant coup du sort, la nouvelle parvint aux services de renseignements américains avant que le War Office eût pu la communiquer au premier ministre. A Roosevelt incomba donc ce pénible devoir.
Le président fut si ému par le chagrin sincère de son ami qu’il prit sur lui d’envoyer sur-le-champ 250 chars Sherman flambant neufs à l’armée du désert. Gazala eut au moins un résultat indirect favorable aux Alliés dans le désert de Libye. Mais c’était un bien maigre prix de consolation à l’époque
Dans l’esprit de Churchill, seule la reddition de Singapour à l’armée japonaise, en février, avait porté un coup plus grave aux armes et au commandement britanniques. Voici comment il décrit la chute de Tobrouk :
« Ce fut l’un des coups les plus sévères de la guerre dont je puisse me souvenir. Non seulement les conséquences militaires en furent désastreuses, mais la réputation de la Grande-Bretagne en souffrit. La défaite est une chose ; la honte en est une autre. »  
C’était un coup terrible et ses répercussions se firent sentir amèrement en Grande-Bretagne. En Afrique du Sud et en Australie.
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