L'ultime offensive ...
offensive allemande durant l'hiver 1941
Et, pourtant, ils avancèrent encore ces hommes qui n’avaient plus rien d’humain, ces soldats réduits à dégeler les cadavres aux feux des bivouacs pour les détrousser de leurs vêtements, ces grenadiers de la Wehrmacht dont les armes refusaient leur emploi, ces chars naguère dévoreurs d’espaces qui, à présent, renâclaient à franchir des distances souvent inférieures à dix ou huit kilomètres.
Poursuivis, harcelés par les ordres frénétiques affluant des lointains quartiers généraux ou de plus loin encore, depuis la Prusse-Orientale, câblés à toute heure par Brauchitsch, Halder ou laid, quand ce n’était pas au téléphone par la voix du Führer du Reich lui-même, ce conquérant végétarien qui ne vivait que la nuit. Ils avancèrent et donnèrent leur ultime coup de collier pour parcourir les derniers kilomètres qui les séparaient encore de la métropole des Soviets.
soldats allemands pendant l'hiver russe en 1941
Balayés par le vent de Sibérie qui amoncelait la neige et la glace autour des moindres aspérités du sol. Ils avancèrent dans l’horreur et la malédiction.
soldats allemands sur le front de l'est
convoi allemand durant l'hiver russe de 1941
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