
Le principal problème du général Fouquet, en mai 1962, était de maintenir la cohésion de l'armée. Qu'elle reste dans l'ordre et dans la discipline était tout ce qu'on pouvait lui demander. Ne pas bouger devant l'O.A.S. ! Ne pas bouger devant le F.L.N. ! Et cela représentait déjà un effort colossal. Car si les « maîtres » de l'Algérie française des années 58-59, ceux de la pacification étaient partis pour la France ou étaient passés à l'O.A.S., leurs officiers restaient. Et c'est à eux que revenait la douloureuse mission d'évacuer les cinq mille postes du bled, de désarmer les secteurs. Ils le faisaient la rage au coeur mais ils le faisaient.