Durant les guerres ou aux croisades, elles prennent
une part active aux opérations. Ainsi,
Aliénor d'Aquitaine, la reine indomptable,
fait-elle des tournées dans ses terres pour rallier chevaliers et barons, recueillir des dons en vue de la deuxième croisade.
Elle s'y lance vaillamment, aux côtés de son royal conjoint Louis VII, comme nombre des femmes de son temps. Loin d'être des épouses faibles et soumises les pérégrines vont jusqu'à combattre avec les soldats.
D'autres exemples montrent que les
femmes peuvent prendre un commandement, décider de la guerre et signer des traités, telle Ermengarde de Narbonne au XII' siècle. Si elle est seule,
soit parce que l'époux est parti ferrailler au loin soit en cas de veuvage, la dame bourgeoise ou noble exerce des responsabilités, gère elle-même ses
affaires , ne laissant à personne le soin d'administrer son domaine et de diriger ses gens.
Et que dire des artisanes, qui pratiquent aussi bien les métiers du métal que ceux
de l'alimentation ? des commerçantes qui tiennent toutes sortes de boutiques, y compris les banques? La gent féminine ne se morfond pas au coin du feu à cette époque moins obscure qu'on le dit. Même les couvents réservent des surprises: les nonnes y prennent des
libertés avec la règle, au grand dam de
leurs évêques.