

Pour toutes les autres tâches matérielles (cuisine. entretien, services de l'hôtellerie. etc.). l'abbaye emploie des serviteurs laïques en nombre peut-être égal à celui des moines. Ces derniers. en raison même de la configuration particulière du Rocher, n'ont ni potager ni verger à entretenir. En revanche, comme ailleurs, certains moines se consacrent à la copie de manuscrits, activité noble qui revêt une importance toute particulière. Les livres sont en effet consubstantiels au monachisme bénédictin. Ils servent aux offices, aux lectures édifiantes lors des repas au réfectoire, aux leçons des novices et des enfants... On visite aujourd'hui une salle de la Merveille nommée scriptorium, mais en réalité, à l'époque romane, âge d'or des manuscrits montois. il n'y a pas de bibliothèque proprement dite, Les livres sont conservés à plat, fermés par des chaînes et disposés dans les lieux où ils sont utilisés (églises, réfectoire. cloître...). Ils sont vraisemblablement copiés dans un endroit où le moine trouve chaleur et lumière.
Les bénédictins qui se sont retirés du monde n'en voyagent pas moins pour acquérir de nouveaux livres et surtout pour administrer les prieurés dont ils tirent profit. Les retraites dans ces monastères dirigés par des prieurs et dépendant de l'abbaye, non soumis à la rude discipline du monastère, semblent être particulièrement appréciées. Mais c'est surtout l'abbé. élu par le couvent, (lui communique avec le monde extérieur.

