Plaisir de vivre ...
Balzac consommait des fruits en quantité. Ceux qu'on voyait sur sa table étonnaient
par la beauté de leur choix et leur saveur.
Ses lèvres palpitaient, ses yeux
s'allumaient de bonheur, ses mains frémissaient de joie à la vue d'une
pyramide de poires ou de belles pêches.
Il n'en restait pas une pour aller raconter
la défaite des autres !
Il dévorait tout.
Il était superbe de pantagruélisme végétal, sa cravate ôtée, sa chemise ouverte, son couteau à fruits à la main.
Balzac possédait un merveilleux appétit
de vivre et adorait la gaieté bruyante et démonstrative. Il adorait rire et éclatait alors comme une bombe si le bon mot lui
plaisait, il le lui fallait bien salé, il ne
l'était jamais trop. Alors sa poitrine s'enflait, ses épaules dansaient sous son menton réjoui... Il se fendait de bonheur surtout à l'explosion d'un calembour bien niais, bien stupide !
Début de l'histoire