Né dans une famille de petite bourgeoisie juive aisée , ses goûts étaient ceux d'un grand bourgeois et d'un esthète.
Il collabora comme critique dramatique à divers journaux, publia un essai scabreux (pour l'époque) :
le Mariage.
En 1902, il s'était inscrit au parti socialiste français de Jean Jaurès, dont il devint
l'un des lieutenants.
Lors du congrès de Tours, il mena campagne contre l'adhésion des socialistes à la 3e Internationale communiste,
fondée par Lénine en 1919, et tout naturellement, après la scission, il prit
la tête du parti qui s'était dressé contre
les 21 conditions des bolcheviques.
Mais
le
vieux rêve unitaire ne le quitta jamais.
Sa mère était pratiquante,
et il reçut tout jeune une éducation
religieuse ; veuf deux fois, il épousa trois femmes d'origine juive. Sans doute abandonna-t-il très tôt le judaïsme,mais
il ne s'assuma pas moins très clairement comme juif et, sous les attaques parfois ignobles de ses
ennemis,
il fut juif avec fierté.
Début de l'histoire