Pour les uns, l'Algérie est une province française et
le soulèvement arabe doit être considéré comme une simple révolte séparatiste et traité comme telle. Pour les autres, il s'agit d’une guerre criminelle à laquelle il faut mettre un terme en
acceptant le dialogue avec les rebelles algériens.
Quelques hommes s'efforceront d'intervenir auprès des deux communautés pour que elles décident de s'unir afin de construire
une Algérie nouvelle. L'un d'eux est Albert Camus, un pied-noir, qui, depuis vingt ans demande justice pour
le peuple musulman.
Il est touché par les événements
qui secouent sa terre natale. L'attitude des colons réactionnaires comme celle des nationalistes algériens fanatiques le désespèrent. Les souffrances qu'endurent les civils innocents, français et arabes, le bouleversent.
Après les massacres du 20 août 1955, au cours desquels plus de 120 personnes ont été sauvagement assassinées par des Arabes fanatisés, Albert Camus décide de
se jeter dans la mêlée.
Il accepte d'écrire pour l'Express une série d'éditoriaux. Et tout de suite, il précise sa position dans le conflit. Se dressant dans le no man's land entre les deux armées, il déclare que la guerre est une duperie et que le sang, s'il fait parfois
avancer l'Histoire, la fait avancer vers plus
de barbarie et de misère encore.
Début de l'histoire