Albert Camus



Albert Camus
1913 - 1960
Pour les uns, l'Algérie est une province française et le soulèvement arabe doit être considéré comme une simple révolte séparatiste et traité comme telle. Pour les autres, il s'agit d’une guerre criminelle à laquelle il faut mettre un terme en acceptant le dialogue avec les rebelles algériens. Quelques hommes s'efforceront d'intervenir auprès des deux communautés pour que elles décident de s'unir afin de construire une Algérie nouvelle. L'un d'eux est Albert Camus, un pied-noir, qui, depuis vingt ans demande justice pour le peuple musulman. Il est touché par les événements qui secouent sa terre natale. L'attitude des colons réactionnaires comme celle des nationalistes algériens fanatiques le désespèrent. Les souffrances qu'endurent les civils innocents, français et arabes, le bouleversent. Après les massacres du 20 août 1955, au cours desquels plus de 120 personnes ont été sauvagement assassinées par des Arabes fanatisés, Albert Camus décide de se jeter dans la mêlée. Il accepte d'écrire pour l'Express une série d'éditoriaux. Et tout de suite, il précise sa position dans le conflit. Se dressant dans le no man's land entre les deux armées, il déclare que la guerre est une duperie et que le sang, s'il fait parfois avancer l'Histoire, la fait avancer vers plus de barbarie et de misère encore.


Début de l'histoire