Suétone nous le dépeint la taille haute, le teint blanc, le corps gras, le visage plein,
les yeux noirs et vifs, le tempérament robuste. Aucun des bustes que nous possédons
n'est contemporain du grand homme. Certains mêmes ne le représentent sans doute pas. Tous frappent par certains traits : calvitie à peu près totale, rides, nez fort,
lèvres minces, pommettes saillantes. De l'ensemble se dégage une impression de froideur méditative, d'énergie tendue à l'extrême.
Sa résistance physique est prodigieuse. Excellent cavalier, marcheur infatigable, il paraît doué du don d'ubiquité. Quand il rencontre sur son chemin une rivière, il la traverse à la nage. Au combat, il donne l'exemple. Il charge à la tête de ses
hommes. Il dit lui-même que le danger
ne l'a jamais
vu de dos. Aussi son
ascendant sur ses hommes est-il total. On peut dire qu'il les magnétise.
Il impose à ses soldats de telles épreuves que, parfois, ils sont à la limite de ce qu'ils peuvent endurer.
Aussi ne faut-il pas s'étonner des
foudroyants succès de César. Ses rivaux,
et au premier rang Pompée qui n'était ni un sot ni un couard, sont sans cesse mis hors de jeu, gagnés de vitesse. César, vis-à-vis d'eux, est dans la position d'un joueur d'échec qui aurait un coup d'avance.
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