Son énergie
fut prodigieuse, son intelligence vaste,
sa nature athlétique : un colosse à la voix tonnante.
Il
Participa à la préparation de la journée du 10 août 1792, contribua à faire prononcer
la déchéance du roi Louis XVI.
Ministre
de la justice, il ne fut pas de ceux
qui cédèrent à la panique au moment de l'invasion prussienne, ranima les énergies défaillantes mais céda malheureusement
à la pression d'un bas peuple en autorisant les massacres de septembre. Il fut donc à l'origine de la Terreur.
Mais les électeurs
de Paris l'envoyèrent siéger à la Convention et il vota la mort
du roi. Les députés de la Gironde l'accusèrent de concussion. La Montagne réagit à son
appel et il créa le Comité de Salut Public
dont il fut le président du 8 avril au 10 juillet 1793. il assouvit alors sa rancune à l'égard des Girondins mais, ceux-ci disparus, il se retrouva seul en face de Robespierre.
Il en vint à regretter d'avoir sombré dans des excès et se rendit compte que la Terreur devait prendre fin. Il conseilla la modération, se retira un moment de la politique sa popularité baissa. Les
Jacobins
l’attaquèrent vigoureusement et
il fut accusé de conjuration par Saint-Just et Couthon. Arrêt é le 31 mars 1794 il passa en
jugement avec ses amis de
l'ancien Club des Cordeliers. Il fut guillotiné après un simulacre de procès.
Début de l'histoire