Gandhi, que Churchill appelait « ce fakir à demi nu », parcourut pendant trente ans l'Inde jusque dans ses coins les plus
reculés pour inciter son peuple à briser ses chaînes et lui porter son message d'amour
et de fraternité.
Sa pauvreté volontaire, sa simplicité, son humilité faisaient de lui un saint homme
venu de quelque lointain passé pour faire naître une Inde nouvelle. Chaque jour, il filait quelques heures sur l'ancestral rouet dont
il avait fait l’emblème de son message. Il
ne voyageait qu'en 3e classe et ne se vêtissait, fût-ce pour aller voir le roi d'Angleterre, que d'un simple pagne de
coton. A l'heure du thé, même en compagnie du vice-roi, il prenait qu'un peu de yaourt dans une écuelle de bois
provenant de sa dernière prison.