le bon roi Henri IV



Henri IV
le vert galant
1553- 1610
On pourrait évoquer Henri IV, écartant de ses mains les rideaux d'une alcôve, contemplant d'un oeil égrillard et allumé une silhouette féminine dénudée. Cette mythologie gaillarde et le parler très cru du Béarnais ont contribué, plus que tout autre chose, à accréditer l'image d'un souverain infidèle et volage, consacrant à la gaudriole amoureuse plus de temps qu'il n'est séant pour un chef d'Etat.
La vérité est sans doute plus nuancée. Sa vie publique s'articule autour de l'ascension, puis de la conquête et enfin de la consolidation du pouvoir. Ces trois étapes ont été marquées par trois femmes qui n'étaient pas, il faut le reconnaître, ses épouses légitimes : Corisande d'Andouins, Gabrielle d'Estrées et Henriette de Balzac. Tout se serait peut-être passé différemment s'il avait pu trouver dans ses deux épouses une image de femme proche de celle qu'il attendait. Marguerite de Valois, la première, trop belle et trop intelligente, mais mal assortie, ne lui donna pas d'enfant ; Marie de Médicis, épousée sur le tard, n'aura eu qu'un intérêt : celui de lui donner enfin un fils successeur.

Début de l'histoire