Aventurier famélique des années 1910 et peintre raté de l’Académie des Beaux-Arts
de Vienne, ex-vagabond des asiles de nuit autrichiens, chômeur professionnel et pensionnaire à demeure des soupes populaires dans les bas quartiers de Vienne et de Munich, réduit pour gagner quelques hellers à balayer la neige et à battre
les tapis dans les rues, puis soldat de la Première Guerre mondiale incorporé dans l’armée allemande au 16e régiment d’infanterie bavarois, caporal en 1917 et décoré de la Croix de Fer de 1re classe,
gazé à l’ypérite au cours de la dernière bataille d’Ypres en octobre 1918 et revenu à demi aveugle du front des Flandres pour apprendre que les Hohenzollern avaient déposé la couronne impériale et honteusement capitulé, Adolf Hitler,
agitateur politique et épave rejetée par la Grande Guerre, troisième enfant d’un
petit fonctionnaire des douanes de l’Empire des Habsbourg, n’était même pas
Allemand, mais originaire de la petite
ville autrichienne de Brunau, sur les bords
de l’Inn qui, jusqu’à son confluent avec le Danube, sert de frontière entre l’Autriche et l’Allemagne.
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