Confidence d'un professeur...
Dans Simenon avant Simenon (Hatier), le journaliste liégeois Jean-Christophe Camus a recueilli la confidence d'un de ses professeurs: «Simenon écrivait des pages et des pages avec une facilité dérisoire ! Les autres élèves lui demandaient d'écrire leur rédaction à leur place. Ce qu'il acceptait de bon gré.»
Ecriture d'un roman ...
La veille du démarrage d'un livre, il nettoie ses pipes et ses deux machines à écrire, au cas où l'une tomberait en panne, déploie un plan de la région où va se dérouler l'histoire, écrit sur une enveloppe le nom des personnages. Sept chapitres plus loin, sept jours plus tard, le roman est terminé. «Je ne pourrais pas tenir le coup plus longtemps, mes personnages me fileraient entre les doigts. »
Etat de Transe...
Simenon, il l'avoua lui-même, écrivait dans un état de transe, troussait ses récits en peu de jours, « comme s'il était possédé par son personnage principal et par la crise qu'il lui imposait de traverser, au point que des malaises physiques accompagnaient la performance », un mode de rédaction comparable à une « possession libidinale ».