la grande armee



Les Grognards
de la
Grande Armée
Dans leurs casernes et leurs camps, leurs bivouacs et leurs hôpitaux de fortune, toujours sans argent, quelquefois sans haussures, traînant des filles avec eux, en haillons ou en dolman, en capote ou dans la bure des moines espagnols, ils furent dépouillés par leurs frères sur les champs de bataille, amputés sur les lieux mêmes où ils tombaient, aucune souffrance ne put ébranler leur fidélité. Eux aussi, ce qu'ils firent, aucune bête ne l'aurait fait. S'ils furent des héros ils ne furent pas des saints. Mais leur légende n'en souffre pas, au contraire ; elle grandit en retrouvant sa dimension simplement humaine.
Début de l'histoire