Le 5 août 1952, à 8 heures du matin, dans l'air encore doux qui précède les grosses chaleurs estivales dans la haute vallée de la Durance, les gendarmes d'Oraison se dirigent vers le village de Luis sur la
nationale 96. Ils viennent constater la découverte macabre qu'un promeneur a faite une heure plus tôt : le corps ensanglanté d'une petite fille puis, une dizaine de mètres plus loin, au bord de la rite et en lisière d'un champ de luzerne, celui de deux adultes, morts également. Les gendarmes ne
tardent pas à découvrir le nom des victimes : sir jack Drummond, 61 ans, sa femme Ann, 48 ans, et leur fille Elisabeth, 10 ans. Le corps de l'homme était dissimulé sous un
lit de camp, celui de son épouse, allongé
au pied d'un mûrier. Tous deux ont été tués par balles, quatre ou cinq coups de feu ont été entendus dans le voisinage, et l'enfant
a eu la tête fracassée à coups de crosse.
Début de l'histoire