Dénonciation, arrestation et aveux ...
Gustave Dominici
L’enquête policière piétine jusqu’au 12 novembre 1953. C’est  alors que l’affaire rebondit. Après deux jours d’interrogatoire, dans l’après-midi du 13 novembre, les deux fils, Gustave et Clovis, accusent soudain leur père Gaston d’être l’assassin.
Clovis Dominici
Aussitôt après la dénonciation de ses fils (dénonciation qu’il ignore encore), le sanglier de la Grand-Terre a été conduit à Digne où de nouveau on le harcèle de questions.
Le soir du 14 novembre, il est gardé par le gardien Guerino. Celui-ci le met en confiance. On bavarde en patois. Guerino sent que son client est prêt à parler. Brave homme, il insinu d’un ton patelin :
- Cette histoire, ce n’est peut-être qu’un accident….Eh oui, répète paisiblement Dominici, ce n’est qu’un accident. C’est moi qui les ai tués ces gens. Mais l’homme m’avait attaqué, il me prenait pour un maraudeur, il a empoigné un fusil, j’ai tiré, ça a bardé…
En fait, Gaston se rétractera plus tard avec véhémence. Il affirmera qu’on lui a arraché ces aveux alors qu’il se trouvait dans un état total d’épuisement. Il insinuera même qu’on l’avait drogué avec du mauvais café.
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L'affaire Dominici