Pour satisfaire un caprice du maître
droit de cuissage

En 1883, une domestique est chassée, après sept ans de travail dans la même maison au service du même maître, sans que celui-ci s'inquiète de savoir « si elle aura du pain le lendemain ». Elle écrit à l'organe de la Fédération socialiste de la région du Nord, Le Forçat : « On ne pourra jamais savoir ce que souffre une domestique qui doit, à toute heure du jour et de la nuit, être à la disposition de ceux qui, pour un peu d'or, disposent d'elle-même ». Et celle-ci, qui affirme avoir été licenciée « pour satisfaire un caprice du maître », déplore que le motif de son renvoi ne sera jamais dit, car, « on ne connait que trop bien sa vie »1. On n'en saura pas plus...

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